Daisy New Year...

Publié le par Lolotte

Réapparaître, du moins furtivement aujourd’hui, m’aura demandé beaucoup d’efforts. Beaucoup m’ont dit apprécier mes (més)aventures qu’ils pouvaient lire en préambule des recettes proposées ici. Reprendre le blog sans clins d’oeils ne m’intéresse pas; vous importuner régulièrement avec le genre d’étâts d’âme de ces deux derniers messages non plus. Peut-être reprendrais-je sans rythme particulier, sans forcément de préambule en premier lieu, pour y retrouver goût. Votre esprit critique me guiderait alors comme il l’a toujours fait.


Non, je ne me fais pas prier pour revenir, je ne cherche pas à faire de l’esbrouffe, mais j’ai été profondément touchée par les témoignages de sympathie et les demandes de mes nouvelles qu’ont exprimé plusieurs personnes, certaines ne s’étant jamais exprimé avant sur ces pages.

 

J’ai donc presque honte d’avoir quitté le navire sans crier gare. Je pense souvent à en reprendre la barre, sans pour autant retrouver la force en moi ni la motivation, si ce n’est le fil que vous me permettez de maintenir avec le monde extérieur. Que suis-je, seule et inconnue au milieu de la masse? Et pourtant, ces quelques gens m’ont encore prouvé qu’elles avaient bien plus d’âme et de respect pour autrui que le peu de personnes en lesquelles j’avais confiance et qui s’inquiétaient soit-disant tant pour moi qu’elles n’ont eu aucun scrupule à m’abandonner tel un maître mal aimant se débarrasse de son chien au bord de la route, sans même lui addresser un dernier regard, voire en lui assénant un dernier coup de pied.

 

Vous vouliez des nouvelles. Je suis navrée de ne pas savoir mentir. Sans m’approfondir, force est de constater que j’ai l’impression d’avoir été emportée il y a des mois de cela par une énorme vague me maintenant la tête sous l’eau sans relâche. C’est l’état de ma vie complètement vide, la peur de finir vieille et seule, sans rien, et de perdre les quelques members de ma famille que j’aime si profondément et qui me tiennent encore, qui me bouffe. Je voudrais vraiment que tout s’arrête, sans pourtant en trouver le moyen. En attendant, je me tue au travail, mais je ne m’en plains pas, pendant les quelques mois ou je suis encore employée en Allemagne. Je suis si fatiguée de devoir en rechercher encore et toujours, de ne toujours pas pouvoir me fixer quelque part pendant un peu plus d’un an…Et comme si ça n’y suffisait pas, j’ai perdu goût à tout sans comprendre pourquoi. Malgré l’ennui qui caractérise mes journées, je ne parviens plus à lutter contre lui. Oui je sais, il y a la famine dans le monde, les catastrophes naturelles, les enfants malade et tout le Saint-Frusquin. Qui suis-je, prétentieuse, pour oser trouver la situation difficile? Je ne suis pas folle, je ne recherche pas non plus les commentaires compatissants, j’ai juste très mal.

 

Ma seule lueur est mon espiègle Daisy, mon amour de chat, la seule qui sera à jamais l e véritable amour de ma vie, inconditionnellement. Elle seule m’accueillera toujours contente après une longue journée seule, dans l’attente de notre rituel de caresses, a l’abri de la méchanceté extérieure. Je vous remercie pour elle d’avoir pris de ses nouvelles.

 

Je sais qu’un jour, j’ai souri, et que mon sourire n’est pas mort. Il n’arrive simplement plus, à force du harcèlement moral à répétition de ceux en qui j’avais toute confiance, à refaire surface. Malgré tous mes défauts, j’ai trop longtemps oublié de prendre soin de moi. Est-ce qu’un jour enfin, j’aurais le droit de vivre un peu paisiblement?

 

C’est ce que Daisy et moi vous souhaitons pour cette nouvelle année: une vie paisible, heureuse, pleine de santé, d’amour, de richesse personnelle et professionnelle.

 

Merci à vous qui avez toujours une pensée pour moi. Je ne vous oublie pas.

2010 01030046

Publié dans G. Digressions...

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mamapasta 12/05/2010 20:54


on dirait moi, il y a quelques années, une grosse solitude et de gentils chats....
Et bien on arrive à s'en sortir,lentement mais surement, d'ailleurs cette année là, le printemps était aussi pourri, un signe?
Courage et pense à être souriante, ( même si il n'y a aucune raison pour cela) le sourire ça attire le bonheur promis, ça marche!


noufi 13/03/2010 22:02


Alors quand est ce que le retoure tu nous manques fort fort.


mounet 12/03/2010 22:10


alors Lolotte , quand reviens tu ?
j'espère que tu vas beaucoup mieux
bises et à bientot


titeanne 08/03/2010 08:38


fais toi des petits plats cela reconforte aussi! gros bisous et je t'envoie un peu de soleil dans ta journée


cakesandco 07/03/2010 21:52


Oh que c'est triste de lire tout ça, je voudrai pouvoir te donner un peu de force et l'envie de sourire, mais je sais d'expérience que c'est quelque chose que tu dois retrouver toute seule, et
toujours d'expérience, je sais, même si c'est difficile à croire, que ce sourire revient toujours, continues d'avancer, et tu verras au bout il y a un peu de soleil. Je t'embrasse, et tu es
toujours la bienvenue au pays du crachin et des sardines brûlées !