Utopie de poireaux, chèvre et orange, sauce à l'espoir - le défi pour Eol et Anso!

Publié le par lolotte_et_sam

Ceux qui me connaissent comprendront mon humour « tongue-in-cheek » comme aime l’appeler Claire. Toute ressemblance avec des faits récents n’est peut-être pas fortuite mais ne s’y limite pas, ce message pouvant bien sûr s’appliquer à diverses situations de la vie quotidienne et le "vous" que j'emploie n'est qu'un vous général de description. Je précise que personne n'est obligé de me laisser de commentaires au sujet de mes errances philosophiques personnelles si c'est pour simplement se montrer désagréable comme cela a été le cas en privé. Je n’impose à personne mes idées mais j'ai l'envie d'exprimer mes pensées de temps à autres. Si votre avis diffère du mien, cela ne me pose pas de problème, mais nul n'est besoin de céder à l'agressivité. Sinon, vous pouvez tout aussi bien passer directement à la recette;-) Il faut de tout pour faire un monde. Je rappelle que mon blog est un Blo(c)g-Notes, voilà pourquoi j'y inscris parfois mes pensées, en plus de mes recettes (ce qui m'intéresse principalement vous en conviendrez).


Voici un best of des phrases-types qui vous permettront de démasquer un hypocrite en société;-)

« Je ne savais pas » - affirmation censée se suffire à elle-même et les dispenser de s'excuser ou d’essayer de se renseigner avant de faire quelque chose…

« Je n’avais pas vu car je n’ai pas eu l’idée/le courage/la bienséance (rayez la mention inutile, etc…) de me poser des questions… » - comprendre que dans le cas contraire, cela aurait pu les mettre en face d’une réalité qui ne leur aurait pas plu et qu'ils n’auraient de toutes façons pas eu envie de changer parce qu'ils sont bornés/malpolis/méchants (cas extrême, mais au choix, etc…) alors autant garder un comportement cohérent et jouer les ignorants…

« Tout le monde le fait » - effectivement, dans ce cas, pourquoi pas eux ! C’est bien connu, la ou il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir.

« Ce n’est pas moi » - évidemment, ce n’est jamais la faute de personne ! Rejetez la faute sur le voisin, vous vous sentirez tellement mieux après ! (cf. plus bas)

et donc le non moins célèbre :

« Ce n’est pas ma faute… »

Ce-dernier, digne de la mauvaise foi d’un enfant de 2 ans pris sur le fait, m’irrite tout particulièrement, pas vous ? On pourrait se demander aussi pourquoi soutenir quelqu’un qui pâtit d’une situation puisqu’après tout, ce n’est pas de notre faute, nous ne sommes pas directement concernés donc autant ne rien faire, voire jouer les moralisateurs.

Mais, la faute à qui alors ? C’est comme dans tous les labos dans lesquels j’ai pu travailler. Exemple: Quand du matériel ne fonctionne plus soudainement, suite à une mauvaise utilisation par l’un de vos collègues (vous ne savez pas lequel mais vous avez vu l’engin fonctionner peu de temps avant de vouloir vous en servir…) et que c’est vous qui découvrez l’objet du délit, la plupart du temps juste quand vous en avez besoin, tout à coup, tout le monde tombe des nues. Vous devenez un empêcheur de tourner en rond car vous osez exprimer votre mécontentement et ce n’est la faute de…personne ! Ben tiens, le mystère du Saint-Esprit a encore frappé ! Dingue, non ? Comme si vous halluciniez après avoir avalé un champignon psychédélique acheté sous le manteau au Camden Town Market de Londres !

Depuis quand, aussi, "ne pas savoir" est-il devenu une excuse? Ou est-il écrit qu'il faut dire bonjour, au revoir, merci...Et pourtant, sans que cela ne soit écrit, cela ne viendrait à l'idée de personne (j'ose encore l'espérer, oui!) de récuser ces principes!

Ce phénomène de ne jamais reconnaître ses erreurs, ou son extension à celui qui veut que l'on de se dise que puisque ce n’est la faute de personne, autant ne pas aider non plus, est vieux comme le monde et tend à ne pas disparaître. Quand j’entends la phrase « ce n’est pas ma faute » assénée avec une mauvaise foi flagrante, que ce soit pour se disculper ou ne pas faire preuve de solidarité envers celui qui se retrouve dans la mouise par la "faute", oui, de quelqu'un, le monologue du Vicomte de Valmont dans le livre les Liaisons Dangereuses de Choderlos de Laclos me revient toujours immédiatement à l’esprit, tant elle réflète le rejet complet des responsabilités par les uns et les autres et surtout, qu’elle ne constitue en rien une justification en soi…

« On s'ennuie de tout, mon ange, c'est une loi de la nature ; ce n'est pas ma faute.
Si donc je m'ennuie aujourd'hui d'une aventure qui m'a occupé entièrement depuis quatre mortels mois, ce n'est pas ma faute.
Si, par exemple, j'ai eu juste autant d'amour que toi de vertu, et c'est sûrement beaucoup dire, il n'est pas étonnant que l'un ait fini en même temps que l'autre. Ce n'est pas ma faute.
[...] Aujourd'hui, une femme que j'aime éperdument exige que je te sacrifie. Ce n'est pas ma faute.
[...] Crois-moi, choisis un amant, comme j'ai fait une maîtresse. Ce conseil est bon, très bon ; si tu le trouves mauvais, ce n'est pas ma faute.
Adieu, mon ange, je t'ai prise avec plaisir, je te quitte sans regret : je te reviendrai peut-être. 
Ainsi va le monde. Ce n'est pas ma faute. »

Ce « ainsi va le monde » me fait (sou)rire (jaune) par son ironie, lorsque je réfléchis au comportement de beaucoup autour de moi. Certains comprendront et c’est ce qui les sauvera. Quant aux autres, vous êtes perdus !

Aider et comprendre autrui au-delà de ce que l'on pense soi-même et de sa petite personne, cela ne parle-t-il plus à personne? N'y a-t-il plus que ces causes qui sont devenues actuellement "à la mode" et politiquement correctes, oui j'ose le dire, qui méritent que l'on se batte pour elles?


Aujourd’hui, avant notre petit défi coutûmier a Anso, Eol et moi, j’ai envie de célébrer les mots suivants de notre si belle langue française qui font que nous puissions tous vivre en société sans nous entretuer mais dont beaucoup semblent ne pas/plus avoir fait l’apprentissage, mais que certains, heureusement, et dont je fais partie, ont encore l'utopie de vouloir défendre:

solidarité

intégrité

éthique

entraide

respect d’autrui, et par conséquent de soi-meme

empathie

sympathie

savoir vivre

Une question me taraude, puisque nos écrits, nos paroles semblent souvent détournés de leur sens premier:

préferez-vous vivre dans un pays comme la France ou l’on peut encore (plus ou moins) s’exprimer librement sans double langage ni que tout devienne porteur de sous-entendus ou que l’on vous accuse d’être une mauvaise personne parce que vous osez exprimer votre désaccord avec les « bien-pensants-qui-ont-décidé-pour- tout le monde-de-ce-qui-est-d'usage-de-dire-ou-pas»?

Ou préférez-vous vivre dans des pays où vous n’aurez pas du tout le droit de parole ou peut-être pire (car votre liberté de penser, on ne vous l’enlèvera jamais !), dans un pays comme celui où je vis actuellement par exemple (les USA pour ceux qui ne sauraient pas encore), et où il vous faut peser, soupeser, mâcher et remâcher chacun de vos mots avant de vous adresser à quelqu’un de façon on ne peut plus normale mais pour éviter qu'il ne vous colle un procès dès le premier « bonjour madame » parce que vous n’auriez pas employé le mot correct/ouvert la bouche au bon moment/ ou que vous osez tout simplement afficher vos idées, quelles qu’elles soient??

Moi j’ai choisi mon camp et je ne pratique pas la langue de bois, sans que cela fasse pour autant de moi une personne mauvaise et sans vouloir nuire à quiconque. Mais dans la langue que j’ai apprise à l’école, un chat restera un chat, une caissière, une caissière et pas une « hôtesse de caisse » parce que son salaire, lui, ne suit malheureusement pas l’évolution de son « statut » orthographique!


Le politiquement correct, je le laisse à la frontière de mon blog. Ceux auxquels cela déplaît peuvent faire demi-tour !

Ces pensées (il y aurait encore tant à dire) me permettent de souligner l'effort fait par Elodie (The Lody's Blog) pour accepter ces valeurs qui me sont chères, et à laquelle je souhaite la bienvenue parmi nous ainsi qu’une belle aventure.

Mais maintenant, on passe à table ! C’est pour cela que vous êtes venus, non ? Bonne journée et encore merci à ceux qui m'ont soutenue!

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...

Alors mes puces, la t’ite debutante Eol et Anso, voici ce que je vous ai préparé pour aujourd’hui. J’ai ramé, j’ai ramé…Je n’ai aucune idée en ce moment et pas tellement envie de cuisiner non plus. Mais ce défi est un plaisir alors je ne voulais pas me désister ! Le fait que je ne mange quasiment pas de viande et sûrement pas sous toutes ses formes, m’a fait constater que je mange toujours plus ou moins la même chose ! Diantre ! Comment vais-je continuer de pouvoir nourrir les hommes de mes deux copines !

Et puis, à ma décharge, l’étendue des choses qu’Eol n’aime pas et qu’il faut donc éviter ne m’a pas facilité la tâche…Allez, je plaisante (à peiiiiiiiine). Voyez vous-mêmes! Je l'ai même accrochée dans ma cuisine pour être certaine sélectionner les bons ingrédients;-)

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...

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Aujourd’hui, ce sera donc une : (j’essaie de m’en tirer avec le titre au moins ;-)

Tarte soufflée aux poireaux et à l’orange et

ses petits bouchons de chèvre

enrubannés de jambon de Parme

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(pour 6)

1 pâte feuilletée

6 blancs de poireaux

10 g de beurre

une orange (zeste et jus)

2 cs de sauge ciselée (facultatif)

40 g de farine

7 cl de crème liquide allégée

30 cl de lait écrémé

2 œufs entiers + 1 blanc en neige

50 g de fromage râpé

2 crottins de chèvre pas trop secs

2 tranches fines de jambon de Parme

sel, poivre

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Préchauffez le four à 180 °C.

Nettoyez les blancs de poireaux et coupez-les en rondelles minces. Faites-les cuire dans une poêle anti-adhésive avec 10 g de beurre et 10 cl d’eau, jusqu'à ce qu’ils soient tendres. Salez, poivrez.

Dans un saladier, mélangez la farine avec les œufs entiers, ajoutez le lait, la crème, le fromage râpé et la sauge, le jus et le zeste d’orange, puis les poireaux et le blanc monté en neige, délicatement.

Versez la préparation sur le fond de pâte feuilletée piqué à la fourchette.

Enroulez le jambon autour des crottins puis coupez-les en deux. Déposez les moitiés de crottins, face non couverte au-dessus, et enfournez pour 35 à 40 minutes.

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Commenter cet article

Morgane 07/11/2007 22:54

A peine revenue de mon pays et déjà une bonne nouvelle!? Je suis ravie que la situation avec Elodie soit arrangée. Sinon, moi aussi j'ai tout lu! Et ça me rappelle tellement de situations vécues (surtout le matériel cassé et passé sous silence). Je rajouterais qu'à l'opposé de l'hypocrisie, il y a un autre comportement qui m'horripile c'est le "ben quoi, je dis ce que je pense" qu'on assène comme une excuse après vous avoir détruit le moral en vous sortant les pires horreurs. Mais finalement ça rejoint un peu le "c'est pas ma faute" . Après tout "c'est pas ma faute mais je dis toujours tout ce que je pense!". Sinon, ta recette va ravir mon chéri il raffole du fromage de chèvre.

Chris 07/11/2007 20:07

WaHoU et ben dis donc! J'ai enfin pris le temps de lire ton billet précédent la recette et j'en reste bouche bée... Non seulement par ce que tu écris mais aussi comment tu l'écris. Tu mets vraiment la forme, j'aime bien ton style, c'est pas évident de faire passer un tel message de franchise et si bien tournée.Bravo ma Lolotte et biZzz

Marie Cuisine 03/11/2007 23:05

Elle avait l'air délicieuse cette tarte... et je comprend qu'Elodie et ses gouts, ta tâche était "compliquée".Quand à ton humour, ne change rien, nous on t'aime comme tu es... Ceux qui n'aiment pas, n'ont aucune obligation de passer, de lire, et en plus d'être désagréable ! Chacun est libre d'avoir ses pensées et ses opinions.Gros bisous, Marie

guylaine 03/11/2007 20:54

Le nom du blog c'est la moindre des choses, non?Lectrice qui n'a jamais laissé un commentaire jusqu'à ce moment.

Tara 02/11/2007 10:16

Bon ... j'ai encore loupé 55 épisodes ! Désolée d'arriver si tardivement et de ne pouvoir te dire que ce que tu sais déjà : tu es une fille formidable. Méfie-toi de tout ce qui se nourrit négativement de notre énergie. J'espère que tu vas mieux. Tu sais que je n'aime pas te voir ainsi.