Jeudi 19 juillet 4 19 /07 /Juil 13:56

Des nouvelles, parce que l'on m'en demande. Merci de vous en inquiéter.

Deux ans après avoir cessé toute activité sur ce blog de cuisine, j'y reviens comme dans mon espace de décompression. Je vais mal et je vis une à nouveau une situation professionnelle difficile, qui nuit à ma santé et a des conséquences néfastes sur ma vie privée.

Parce que oui, je vis maintenant avec mon chéri que j'ai rencontré dans la société ou je travaille (au moins, elle m'aura apporté ce point positif). Et meme mieux, j'ai eu la surprise il y a peu de découvrir que j'allais etre maman. Projet qu'au fond de moi je repoussais jusqu'à ce qu'enfin, je parvienne à me stabiliser professionnellement et parce que, "ca ne se fait pas de faire cela à un employeur au départ d'une collaboration".

Sauf que là, j'en ai eu ras-le-bol de repousser un si beau projet pour des raisons qui sont toujours celles des autres. Alors oui, je vais l'assumer mais non, je ne pense pas que j'ai à payer pour l'incompétence d'un responsable et pour une situation qui était de toutes manières pourrie depuis un bon moment déjà. Tout cela juste parce que je suis enceinte et que, je serais une profiteuse si dans cette situation malheureuse, je suis en plus enceinte.

Je vous explique. J'ai postulé il y a deux ans pour un poste en Suisse (je suis frontalière, je travaille en Suisse mais vit en France ou j'y paie mes impots) mais j'ai été coiffée au poteau par une ancienne collaboratrice de la société qui avait arreté de travaillé mais décidé de reprendre son activité à ce moment-là. Forcément, en tant qu'externe à cette période-là, je ne faisais pas le poids. Cependant, mon profil et ma candidature ayant été appréciés par la personne qui aurait du etre ma responsable, celle-ci m'a réorientée sur un poste d'un tout autre type avec l'un de ses collègues; type de poste pour lequel je n'avais pas l'ombre d'une expérience similaire préalable, ce que je n'ai jamais caché. J'aurais donc du découvrir 1) cette nouvelle entreprise, 2) cette nouvelle industrie, 3) ces nouveaux produits, 4) ces nouvelles fonctions, etc... Bref, j'avais tout à apprendre. C'est bien, c'est motivant! Qu'à cela ne tienne, n'en étant encore qu'à mes débuts de carrière, il faut bien se lancer et acquérir de l'expérience. Forte de ma motivation d'apprendre et d'entreprendre (et probablement de ma naiveté également), j'ai cru dur comme fer aux paroles de ce futur responsable qui s'engageait à me soutenir et me former sur le tas. Rien de tout cela n'a au lieu.

A ce jour, je ne dispose meme pas du minimum vital d'une description de poste. Tout le monde vous donne de jolis noms à vos projets et attends que vous fournissiez quelque chose, mais derrière, personne ne sait en fait ce qu'il attend de vous ni n'est capable de vous le détailler. Mais c'est normal apparemment, le marketing, c'est un peu "flou"...Donc je m'accroche. Je voulais bien faire, j'ai essayé malgré tout d'apprendre ce que je pouvais par moi-meme et de faire, encore et encore, et de devenir autonome, tout d'abord en allant de moi-meme demander à mes collègues s'ils voulaient bien m'aider à comprendre les méthodes de travail, à clarifier les objectifs. Personne n'a jamais le temps. Ma frustration et ma peur de ne pas satisfaire ma hiérarchie et d'etre licenciée ont grandi. Et surtout, avec tout cela, j'ai peu à peu perdu tout intéret pour le domaine d'activité et ma motivation, sombrant peu à peu.

Cependant, j'ai continuellement appelé à l'aide mon responsable, lui glissant d'abord que j'éprouvais des difficultés à travailler sans que les objectifs ni les méthodes de travail soient claires. Je lui ai aussi demandé de me dire ce qu'il pensait de ce que je fournissais, afin que je puisse progresser et rectifier aussi ce qui pouvait ne pas correspondre à ses attentes. Je lui ai demandé plus de coaching. Après analyse, il est incapable de communiquer clairement ce qu'il attend lorsqu'il énonce des projets/objectifs qu'on doit mener (au point que j'ai fini par penser que je devais etre une idiote finie qui ne comprends rien). Il est incapable de communiquer tout court. En fait, mes collègues expérimentés car présents dans la société depuis des années reconnaissent que j'ai totalement été laissé en plan, sans aide, que ce n'est pas normal. Ils confirment qu'à leurs débuts (sous d'autres responsables), on leur a montré et expliqué comment faire et que meme s'ils ne sont pas satisfait de l'absence de compétence de notre responsable pour gérer son équipe et son absence de clarté, ils peuvent faire malgré tout leur job sans avoir besoin de son aide puisqu'ils savent quoi fournir et ils comprennent mon désarroi. Leur avantage: ils n'ont pas besoin de lui (et ca l'arrange!) Cependant, personne ne prendra évidemment position pour moi officiellement...Et surtout, je me suis peu à peu convaincue inconsciemment que la raison de cette situation était plus vraisemblablement due à mon incapacité à comprendre, je dois etre débile puisque je n'arrive pas à m'en sortir. Et meme si je veux me battre et ne supporte pas de me sentir fainéante, je n'arrive plus à me convaincre d'essayer de "faire quelque chose". Parce que bien que je sois consciente que tout ne peut pas etre parfait dans un boulot, juste essayer de faire quelque chose pour rendre quelque chose et créer du vent autour, ca n'est pas moi. J'ai besoin de trouver un minimum de sens à ce que je fais.

La seule "solution" que mon chef me proposera sera d'organiser un rendez-vous avec les ressources humaines (RH) qui ne cherchent meme pas à comprendre et me conseillent directement de chercher un autre job si je ne me plais pas dans le mien. Comme motivation, y'a mieux et si je pouvais claquer des doigts pour trouver un autre job, croyez-bien que je le ferais!...

Je continue de lutter et finalement, je craque et je fais un burn-out. Mais je continue de venir travailler parce que je ne veux pas que l'on pense que je me complais dans la facilité et que je fais du cinéma. Malheureusement, je ne peux pas le cacher longtemps, j'arrive de plus en plus tot au boulot pour pouvoir en partir le plus tot possible, je commence à compter à quelle heure je peux partir pour avoir fait mes heures, à peine meme après avoir pointé le matin en arrivant (moi qui pendant de longues années était habituée à travailler sans compter, sans me ménager, y compris les weekends et espérant secrètement que je serais un jour récompensée pour mes sacrifices). Mais surtout, le collègue qui souhaitait m'embaucher au départ s'en rendant compte et se demandant pourquoi mes habitudes changeaient, je me suis totalement écroulée en larmes. Cela faisait déjà plusieurs semaines que je passais mon temps à pleurer au bureau, me cachant tant bien que mal et m'enfermant dans mon bureau avant que la collègue avec laquelle je ne le partage n'arrive. Apparemment, elle comprend ma situation, plusieurs personnes se sont d'ailleurs déjà rendues compte qu'il n'était pas normal et surement pas facile pour moi, qu'on me laisse totalement à moi-meme. C'est facile de vous demander de quand meme "faire des propositions" sur comment vous procéderiez sur tel ou tel projet quand on ne vous a absolument rien montré. Je me hais de ne pas trouver en moi toutes les ressources pour effectuer mon job, comment font les autres?? Oui je sais, ils ont déjà confiance en eux meme s'ils ne font pas forcément mieux...

Cette collègue me tend apparemment la main et s'arrange avec mon responsable pour que je travaille pendant quelque temps pour elle, inofficieusement, au moins le temps de me requinquer un peu. Vous allez me dire, c'est bien, entreprise et hiérarchie humaine... En meme temps, je commence aussi une psychothérapie et suis sous anti-dépresseurs pour tenter de sortir un peu la tete de l'eau. Sauf que mon responsable a commencé à ne meme plus me dire bonjour, que j'ai bien senti que les gens autour de moi commencaient à se poser des questions et à penser que j'étais une nulle et que, dans le dos de tous, il s'est arrangé pendant les congés de Noel de ma collègue avec les RH pour me faire une "proposition" qui s'avère etre une proposition de départ à l'amiable, prétextant que c'est pour mon bien parce que je ne m'épanouis pas dans ce poste et qu'ils me laissent 6 mois pour finir ce projet avec ma collègue afin de finir sur une note positive et qu'ils n'ont aucun problème à me recommander positivement pour d'autres postes. Quésako que cette embrouille? J'ai été très choquée car je n'ai pas pu me préparer à cet entretien. Bien sur que je ne m'attendais pas à une augmentation, mais lui ayant demandé la veille si je devais me faire du souci, sa réponse fut un souriant "Mais non, il n'y a pas de quoi!" Les RH insistent aussi sur le fait que la seule autre option serait de me licencier, ce qui serait (et qui sonne un peu comme de l'intimidation), je cite: "beaucoup plus difficile à supporter pour moi psychologiquement étant donné mon état de santé déjà fragile". Je tique surtout sur le fait que sur le fait que si je signe, cela équivaut à une démission pour la France et que je n'aurais pas droit aux allocations chomage pour me retourner, si besoin d'y recourir bien évidemment. Ceci est confirmé par le Comité de Défense des Frontaliers qui me déconseille fortement de signer cela en m'expliquant que contrairement à un départ à l'amiable en France, l'inspection du travail francaise n'ayant pas droit de regard sur ce qui se passe en Suisse, je serais considérée purement et simplement comme démissionnaire. En précisant aussi que c'est une pratique de plus en plus employée par les entreprises suisses pour se décharger, alors que les droits sociaux étant bien faibles en Suisse par rapport à la France, ils n'auraient aucun mal à me licencier meme sans invoquer de motif puisque tous les jours, ils voyent des gens se faire virer par téléphone sans meme avoir eu le temps de se rendre à leur boulot le matin, du jour au lendemain! Alors effectivement, qu'est-ce qui empeche ma société de le faire, si déjà ils ne veulent pas s'encombrer d'un "boulet" comme moi?

La seule solution reste alors d'etre licenciée, ce qui serait un moindre mal sans compter bien sur le préjudice moral de la situation. J'ai beau avoir une éthique et ne pas vouloir profiter du système, pourquoi irais-je me tirer dans le pied et renoncer à une aide si je viens à etre en difficulté moi aussi? Je l'explique à ma collègue, qui par ailleurs était furieuse de la facon de s'y prendre de mon responsable et des RH, d'une parce que ca me détruisait un peu plus, de l'autre parce que ca remettait en cause ce pour quoi elle s'était engagé avec moi par rapport à la hiérarchie. Et enfin parce que pendant ses vacances elle était en contact avec mon chef parce qu'il voulait organiser une réunion avec elle et moi pour voir ou j'en étais de mon projet avec elle et envisager la suite. Mais il l'a prise pour une andouille. Je m'engage évidemment à continuer de mener mon projet pour elle du mieux que je peux malgré les circonstances.

Situation "cocasse" à la machine à café. Je venais d'apprendre les intentions de mon entreprise quand un collègue auquel je n'ai jamais à faire et auquel je ne parle pas spécialement me jette un "alors, j'ai appris que tu nous quittais bientot?" Pardon? Je fais l'idiote, "ah bon? première nouvelle". "Mais si, tu ne pars pas en février?". "Euh, pas que je sache"...Preuve que si moi je n'ai jamais rien dit à personne, d'autres se sont racontés je ne sais quoi sur mon compte et étaient au courant avant moi...

Il y a aussi cette collègue avec laquelle j'ai sympathisé mais je me garde de tout raconter, qui m'explique que son ancien responsable (avec lequel je n'ai pas vraiment eu à travailler), n'est pas du tout content de constater comment mon chef m'a laissé m'engluer...C'est gentil de le voir meme si cela ne change pas grand chose pour moi...Mais je comprends que les gens ne vont pas risquer des ennuis pour me soutenir.

Ma collègue, à laquelle je rapporte donc momentanément, m'apprend alors que le chef du service m'a en grippe pour une raison indéterminée depuis que j'ai mis les pieds dans l'entreprise donc avant meme que rien ne se soit passé. Il ne faut pas chercher à comprendre, et en parlant avec mon N+2 (le chef de mon chef, qui était au courant) auquel j'ai quand meme dit ma facon de penser posément face à ce total manque de refus de communication (je suis dans le bureau attenant au sien!) et de simple respect des gens, j'apprends qu'il est conscient que ce n'est pas la meilleure facon d'agir mais qu'il "laisse mon chef gérer son équipe". Bref, il s'en lave gentiment les mains. Poncepilate quand tu nous tiens! Mais je dois quand meme "ne pas le prendre comme une remise en cause des mes capacités et puis passer outre"...????

Je m'investis alors du mieux que je peux avec ma collègue pour qu'elle soit satisfaite et aussi pour montrer que dans des conditions normales de travail, je peux faire ce qu'on me demande! Ma collègue est satisfaite de ce que j'ai présenté à tous les grands pontes du service après 6 mois alors que je crevais de peur, meme si je dois améliorer ma confiance en moi pour etre convaincante. Mais qu'étant donné les circonstances difficiles et le fait que personne dans la hiérarchie ne croit en moi, c'est bien. Je me dis que je peux compter sur elle pour une recommendation ultérieure favorable pendant ma recherche d'emploi.

Je savais que la situation ne s'améliorerait plus franchement et qu'il m'était préférable de chercher un autre emploi, ce que j'avais commencé. Le licenciement ne venait toujours pas pour une raison inexpliquée puisque c'était apparemment ce qui me pendait au nez, mon responsable lui-meme m'indique deux autres postes dans l'entreprise auquel je postule. Ben voyons, si je pars, ils ne perdent pas le poste et peuvent embaucher une autre personne derrière! Alors que s'ils me licencient, pas sur!! Je doute qu'ils me fassent la charité...

De toutes facons, depuis il a largement confirmé son incapacité à communiquer et à faire face, ainsi que son hypocrisie, en me saquant totalement lors de mon évaluation annuelle. Lors de la proposition de départ à l'amiable, il n'avait soit-disant rien à me reprocher (cf. plus haut). Comme par hasard et après avoir refusé de signer, son discours a changé. S'il reconnaissait "timidement" la bonne volonté que j'ai démontré pour m'approprier ce poste, il trouvait que mes résultats étaient bien trop faibles par rapport à tous mes diplomes "qui font qu'on s'attend que des personnes comme moi sachent faire un boulot, et que de toutes facons, il n'est pas possible que ce travail (ou plutot ces conditions) m'ait fait déclarer une dépression".

Je suis allée trouver mon N+2 qui m'a lui-meme confirmé qu'effectivement qu'ils étaient conscients de s'y etre très mal pris avec moi, que c'était pour cela qu'ils avaient envisagé les choses différemment avec les deux jeunes nouvelles recrues du groupe (heureuse d'avoir servi de terrain d'essai), qu'il était conscient que mon chef n'a jamais discuté avec moi pour trouver des solutions mais juste voulu me faire partir mais qu'il devait le laisser gérer son équipe...Il m'a cependant conseillé d'argumenter contre les propos de mon chef quant à cette mauvaise évaluation et lui a demandé de les modérer quelque peu.

Par ailleurs, ma collègue m'annonce qu'à l'issu de mon projet avec elle, je n'ai malgré tout pas convaincu la hiérarchie ni les collègues interviewés pour faire ce travail, que cette hiérarchie ne pense pas que j'ai pu accomplir ce travail par moi-meme, que c'est de toute facon mort pour moi ici, et d'autres joyeusetés. Je n'attends de toutes facons plus de félicitations mais quand meme un minimum de respect...Je "dois" partir. Je cherche d'ailleurs toujours activement depuis quelques temps un autre travail. Mais vous connaissez la réalité du marché de l'emploi aussi bien que moi, diplomes ou pas...

Et là, je découvre que je suis enceinte. Oui c'était aussi un projet, ma thérapie et des discussions avec le médecin ont abouti sur le fait que c'était peut-etre LE moment de privilégier ma vie personnelle, peu importe le reste, et bien que je ne sois pas convaincue non plus que ce soit le meilleur moment. Mais c'est quand le meilleur moment? On peut l'attendre longtemps, non? Cela fait des années que je repousse l'échéance d'abord parce qu'il faut trouver du travail et que je ne trouvais que des CDD. Ensuite parce que, non, décemment, je ne peux pas faire "ca" à un employeur dans les premières années, il risquerait de me le reprocher et m'avoir dans le nez. Sauf qu'à force de chercher à etre irréprochable avec tous ces employeurs sur tous les plans, je n'ai jamais rien gagné de plus jusqu'à maintenant. Au contraire, j'ai souvent été traitée comme si je n'étais rien à maintes reprises. Si ce n'est pas pour une raison, c'est pour une autre. Ce n'est jamais comme il faut...

Alors cette grossesse est peut-etre un cadeau de la vie, un signe. Je n'ai pas envie de la vivre comme ce qui m'empeche de dépasser cette situation professionnelle qui s'enlise et qui me bouffe et donc ruine ma vie personnelle en prime. Je creve de peur de ne jamais retrouver du boulot, d'etre une incapable finie, ...Ils m'ont pris le peu de confiance en moi que j'avais.

Et là, j'ai l'impression que ma collègue se désolidarise et m'achève de son jugement de bien-pensante. Apparemment, mon raisonnement de ne pas abandonner mes droits au chomage n'est pas assez "noble" et je devrais assumer les conséquences de ce choix d'etre enceinte et démissionner purement et simplement. Parce que "elle", quand elle s'est retrouvée dans une situation difficile (15 ans avant, la situation était peut etre moins bouchée sur le marché de l'emploi et de toutes facons, les allocations chomage suisses ne sont pas épaisses), elle n'est pas allée toquer à l'agence pour l'emploi suisse "comme font tous les autres" (elle aurait rajouté "mécréants" que ca ne m'aurait pas plus choquée...) mais elle a trouvé un job comme femme de ménage dans un hopital. Je peux faire pareil après tout. Oui certes. Enfin enceinte, on va pas me prendre non plus et je ne rechignerai pas à recourir à ce type d'emploi mais si je respecte tous les types de métiers et ceux qui les font, j'ai quand meme bossé dur pendant de longues études pour viser autre chose, au moins dans un premier temps. Par ailleurs, cela ne fait malheureusement pas bonne figure auprès de beaucoup de recruteurs qui vous disent que vous ne devez pas etre très bon si vous n'avez trouvé que "ca", si si....la difficulté à trouver du boulot pour les gens bardés de diplome est la meme que pour tout le monde, voire pire car on attend que vous sachiez tout sur tout. Et puis le lendemain, je me suis dit que l'annonce de ma grossesse avait peut etre provoqué un choc chez elle car elle n'a pas pu avoir d'enfants, ayant trop attendu par rapport à sa carrière. Aurait-elle fait le meme choix de démissionner de sa place comme elle l'a fait si elle avait eu ou attendait un enfant à cette époque? On dit que chacun voit midi à sa porte...ne puis-je pas le voir à la mienne? Oui, il n'y a pas si longtemps les aides sociales n'existaient pas et elles n'existent toujours pas dans d'autres pays ou j'ai d'ailleurs résidé. Donc pour des raisons diverses et variées et au simple nom de ma grandeur d'ame, je devrais renoncer à un droit quand je m'acquiers en retour de mes devoirs (e.g. je paie mes impots comme tout le monde et je cotise comme tout le monde au chomage que je sache). Mais oui, c'est vrai que j'ai peur de ne jamais retrouver de boulot, surtout après une situation désastreuse, ne pouvant pas compter sur des recommendations d'employeurs et n'ayant pas de réseau professionnel particulier (pour cela, j'imagine qu'il faut avoir pu travailler dans un environnement serein...)

Je me suis pris une claque. Mais vous vivez seulement d'amour et d'eau fraiche, vous? Et elle? Je me suis sentie comme la dernière des profiteuses par rapport à mon analyse de ma situation, alors que j'ai toujours tout fait pour ne jamais etre au chomage, quitte à prendre le premier emploi dans mes cordes qui venait au détriment de prendre le temps nécessaire de peut-etre trouver ce qui me conviendrait le mieux. De toutes facons, on ne peut jamais savoir avant de s'y retrouver si ca va bien aller ou pas. Elle pense que vu que je sais que je dois changer de boulot et que ni l'entreprise ni moi n'avons plus la volonté de bosser ensemble, alors cela serait "profiter" d'un congé maternité payé et je me sentirais mieux personnellement d'assumer cela en acceptant d'etre sans ressources. Selon elle, il serait mieux que je parte sans attendre, parce que je dois comprendre que le monde est petit et que le directeur du département a un réseau tellement puissant qu'il peut faire et défaire une carrière, et que ca me pourrira encore plus mes chances de retrouver du boulot si j'attends pour démissionner ou d'etre licenciée. Parce qu'après tout, pour elle, je ne peux pas à attendre que l'entreprise prenne une mesure. Quand je lui fais remarquer que j'avais été honnete dès le départ sur la raison de mon refus de partir à l'amiable et que j'ai fait mon possible malgré la dépression pour assurer pour elle par respect pour l'engagement que j'avais pris envers elle (je lui suis extremement reconnaissante de m'avoir aidée, me sens redevable en un sens, mais en réfléchissant je ne l'ai pas forcée non plus), elle me répond maintenant que "oui, tu étais payée pour ca!". Euh...bien évidemment, oui, j'étais payée donc je devais bosser. Mais si j'étais si m'en foutiste que cela, j'aurais aussi pu (et peut-etre du??) sciemment ne plus rien faire pour qu'on me licencie plus vite. C'est juste que j'ai énormément de mal à me comporter ainsi, tout en sachant que je ne gagne plus rien à essayer de me pousser à faire le minimum. Parce que dans ces conditions, et la perte totale d'envie de faire quoi que ce soit, professionnellement et personnellement, on se culpabilise parce que c'est plus fort que soit, on ne peut tout simplement "plus".

Je n'ai envie de profiter de personne, sinon pourquoi cela me rendrait-il malade? Je ne souhaite à personne de se retrouver en dépression avec la peur maladive de ne pas pouvoir travailler et de ne pas pouvoir subvenir à mes besoins, ceux de ma famille et de ne pas pouvoir payer les traites de ma maison. Névroses que je travaille à réduire pour arriver à faire un peu confiance à la vie et à me faire aussi un peu confiance pour moins me torturer l'esprit. On a tous (eu) des réflexes moralisateurs et des jugements sur d'autres personnens. Je ne sais pas pour vous mais les miens se sont radoucis le jour ou j'ai compris que je n'avais pas vu venir que je sombrais et que j'ai compris que, ca peut arriver à tout le monde et que donc, bien qu'il puisse y avoir de réels profiteurs dans la vie, ce ne sont pas forcément toujours ceux que l'on pense. Et qu'il y a une majorité de gens qui veut s'en sortir et sont des gens bien meme s'ils doivent "s'abaisser" à pointer au chomage. Je ne vois pas pourquoi j'irais abandonner mes droits sociaux quand j'en ai. Pour moi, bien que ma santé prime, ce serait comme renoncer et leur dire que je suis faible et qu'ils ont eu raison d'agir ainsi avec moi.

Surtout que je vois mal comment, si j'ai tellement mauvaise réputation d'après ma collègue, celle-ci serait vraiment meilleure parce que je leur fait la fleur de partir sans bruit, en ne leur bloquant pas mon poste pendant plusieurs mois, etc.. J'imagine que si mon responsable ou n'importe qui d'autre souhaite me mener la vie encore plus dure une fois que j'aurais quitté l'entreprise, meme de mon plein gré, rien ne les en empechera au détour d'un coup de fil qui leur sera passé par un futur recruteur de me descendre en toute impunité. Bien sur que la situation est malsaine mais pourquoi devrais-je avoir des principes alors qu'on n'a pas respecté ceux qu'on aurait du avoir à mon égard. Alors qu'est-ce que j'ai de plus à perdre? (J'essaie aussi de me rassurer)

Qu'en pensez-vous? Suis-je vraiment complètement folle et en plus, profiteuse?

Par Lolotte - Ecrire un commentaire - Voir les 21 commentaires
Mardi 21 juin 2 21 /06 /Juin 15:44

C’est malade, tapie au fond de mon lit, que je vous écris. J’ai vraiment parlé trop vite quand j’ai osé m’étonner la semaine dernière de n’avoir pas du tout été malade cette année. C’était trop beau! Et je confirme que même fin juin, avec les drôles de changements de temps et l’été qui ne s’installe pas vraiment si ce n’est une alternance de journées horriblement chaudes puis presque d’automne, on peut tenter le doublon sinusite+bronchite. Si si!

 

Déjà deux mois aussi depuis ma dernière apparition. En bref, mon rayon de soleil n’était bien qu’une étoile filante qui a filé. Dur dur...J’ai fait depuis la rencontre fortuite d’un Mr Tic Toc très gentil. Pourtant, cela n’efface pas si facilement toutes les gamelles accumulées ni l’angoisse liée à mon job mais que je n’expliquerai pas là au risque d’être incomprise et de vous ennuyer. Au moins, il contribute à m’apaiser un petit peu pour le moment et il apprécie que j’essaie de nous cuisiner de petites choses simples et saines le soir. Donnant donnantJ

 

Je me suis aperçue qu’aucune tarte aux pommes alsacienne ne figurait sur mon blog. Etant alsacienne et de retour en Alsace, quelle tragédie! Surtout que je la prépare les yeux fermés depuis que je suis toute petite. Cependant, ma recette se fait au feeling: une bonne pâte brisée maison, beaucoup de pommes acidulées et un appareil à base d’oeufs, lait, sucre et un peu de crème fraîche. Un régal et un succès au fil des ans!

 

tarte aux pommes alsacienne 1

 

Aujourd’hui, je vous présente celle que j’avais préparée pour un pique-nique en avril, avec des entorses pas très catholiques et à la recette d’origine, et un peu plus lourde, mais excellente tout de même.

 

Il vous faudra:

-          la pâte sucrée de C. Michalak, recette ici

 -          des quartiers de pommes et des rosaces réalisées avec un économe

 -          l’appareil: 2 oeufs fouettés avec du sucre (à votre goût), du lait (environ 200 ml), 1 grosse cs de crème fraîche épaisse.

 

Préchauffer le four à 170 °C.

Foncer un moule à tarte beurré. Le piquer à la fourchette.

Disposer les quartiers et les rosaces de pommes joliment.

Enfourner 10 minutes puis verser l’appareil.

Poursuivre la cuisson environ 30 minutes.

 

tarte aux pommes alsacienne 2

 

Par Lolotte - Publié dans : 03. Recettes alsaciennes - Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Samedi 23 avril 6 23 /04 /Avr 09:10

Je sors enfin de ma coquille (c'est bien Paques, non?), au moins le temps d’une apparition…Sab entre autres amies blogueuses et sympathiques lecteurs jamais avares d’une gentillesse gratuite (c’est cela surtout qui me tient à cœur dans la blogosphère) m’y poussent continuellement.

 

Avec les beaux jours, il m’est un peu plus facile de supporter ce qui me tiraille quotidiennement. Rien n’a vraiment globalement changé dans ma vie. Si ce n’est un petit rayon de soleil…(ou plutôt une supernova étant donné sa carrure de rugbyman) qui vient de rentrer dans ma vie.  Mais comment allons-nous, pour les besoins de l'histoire, nommer ce grand brun musclé aux yeux bleus azur? Azur ! Mais il ne s’agit pas de Christian Clavier qui, avouons-le, n’était ni grand, ni musclé et n’a pas les yeux bleus…Espérons seulement qu'il ne s'agisse pas seulement d'une étoile filante...A vos idées pour les petits noms, je note !

 

En attendant, je me plonge dans ses yeux aussi souvent qu’il m’en laisse l’occasion et me suis laissée gâtée par un très joli bouquet de fleur pour mon anniversaire que nous avons fêté ensemble la semaine dernière.

 

trianon 2

 

A cette occasion, j’ai enfin tenté de réaliser un Trianon ou Royal au chocolat selon la recette de Céci. Il était très bon, je ne mettrais seulement pas de sucre dans la ganache montée au chocolat la prochaine fois. J’ai également utilisé de la crème d’ovomaltine (ovomaltine crunchy cream) que l’on peut trouver en Suisse et en Allemagne au lieu de la pralinoise que je n’apprécie guère. Même Monsieur en a redemandé un tout petit bout. Parce que, vous savez quoi ? Il n’est pas très cuisine et surtout pas dessert ! Le drame pour une gourmande…

  

trianon 1-copie-1 

 

 

La recette étant fort bien expliquée par Céci, je vous invite à vous rendre directement sur son blog si vous souhaitez la tenter.  

 

Je vous souhaite de belles fêtes de Pâques!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Lolotte - Publié dans : 13. Desserts, gâteaux, gourmandises sucrées - Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires
Mardi 21 décembre 2 21 /12 /Déc 16:57

Les années passent, les voleurs demeurent!

 

Des mois que j’ai délaissé ce blog. J’ai l’impression de m’embourber de plus en plus. Je n’ai pas envie de cuisiner et essayer de présenter joliment les plats comme avant. Et la professionnalisation intempestive des blogs, même quand ils ne représentent pas une réelle activité professionnelle, me saoûle. Je veux dire par là que si j’admire la constance et l’application qu’y mettent leurs auteurs, trop de mieux et de surenchère tue le bien. Non pas que je sois pour le nivellement pas le bas, loin de là. Mais quand on n’a pas comme la plupart de ces personnes le temps et/ou l’argent à consacrer à ce perfectionnement, et bien je trouve cela gonflant de me mettre à lire ce qui me paraît maintenant être devenu un article de professionnelle, limite sans émotion aucune, et bien que l’admiration pour leur travail soit là. Sauf lorsque je recherche une recette particulière mais dans ce cas, ce n’est pas un suivi sympathique mais j’atterris sur un blog pour une raison bien précise. Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne en tant que salariée normale, j’ai la tête farcie comme un melon quand je rentre du boulot le soir ou pour le weekend, sans m’abrutir pour autant de choses débiles (parfois cela fait du bien quand même !), j’ai besoin de légèreté, pas d’une énième leçon. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je ne prêche rien et ne juge personne. Il s’agit de mon simple ressenti qui ne vaut que ce qu’il vaut J

 

Aujourd’hui par contre, j’ai besoin, pour moi-même, de déposer des mots de colère sur une page blanche. Juste comme ça, pour moi, comme un cri, parce que ca fait du bien parfois de crier et que mêmes ces cris ne sortent plus de moi. Plus rien n’en sort. Je suis un vase vide.

 

S’attendrait-on encore à me lire ? Avec plaisir ? Lassitude sûrement.

 

En 2009, je sombrais suite à deux chocs consécutifs. En 2010, une minuscule ficelle que je ne comprends pas (ne s'appellerait-elle pas Daisy?) me retient à peine mais je veux disparaitre. Mon cœur et ma tête ne font plus partie de moi. Je travaille sur moi mais cela n’avance pas. C’est long la tourmente, cela n’a pas de fin. En apparence, tout va bien, bien sûr ! Vous n’imagineriez pas un instant que je porte un masque pour survivre et vous admireriez comme la plupart des gens de mon entourage ma « force » surtout en ce qui concerne l’aspect professionnel. Qu’en savent-ils au fond? Veulent-ils même savoir réellement ce qui se passe là-haut ou la vérité serait-elle trop dure à affronter pour eux ?

 

A mon état psychique fragile (je ne suis pas folle mais bien affaiblie) s’ajoute une fin d’année 2010 sous le signe de grosses pertes d’argent et de m’enfoutisme de la qualité du travail et des relations client/humaines. J’en ai ma claque que tout s’accumule et de payer. Payer pour l’incompétence des autres, pour leur culot, pour leur malhonnêteté, à cause de profiteurs, pour des services non assurés. Payer, payer, payer !!  Payer pour avoir le droit de vivre ? Quand devra-t-on payer un ticket d’entrée dans cette vie et la société ? Et si vous-même vous ne respectiez pas les règlements, vous seriez très vite dans de sales draps. Pourquoi jamais les malhonnêtes ?? Malgré toutes les précautions (y compris payées – cf. assurances diverses) que vous puissiez prendre !

 

On commence avec l’EDF. Je leur souscris un contrat, deux mois après je n’ai toujours pas reçu ni signé ledit contrat et je suis débitée bien que je n’ai encore par renvoyé l’autorisation de prélèvement de ce fait. Chapeau !

 

S’ensuit Darty. Lorsque j’étais encore à Lille avant le sale coup qui m’est arrivé, j’avais acheté une gazinière qui fonctionnait avec des injecteurs pour le gaz de ville. Pouvant à nouveau m’en servir dans mon nouvel appartement, je n’avais pas réalisé en emménageant qu’il fallait maintenant la brancher sur une bouteille de gaz. Pas grave. J’appelle Darty et convient d’un rendez-vous le samedi, ne pouvant pas me libérer autrement du travail, pour changer les injecteurs. Le technicien doit venir entre 8h et 12h. Je me lève aux aurores pour être prête au cas ou il arriverait (cas très rare) dès 8h et à 10h, il m’appelle pour me dire qu’il viendra entre 13h30 et 15h30. Pardon ??? Apparemment on aurait oublié de me dire que j’aurais du prévoir une plage entre 8h et 18h !!! De qui se moque-t-on ? Sentant la bourde, je lui pose quelques questions et je m’aperçois qu’il n’est pas au courant du problème et ne connait même pas la marque de ma gazinière. Well done ! Du coup, il n’a qu’un injecteur sur 3, mais ca n’aurait pas dérangé Darty de le faire passer, me faire perdre mon temps et plus d’argent ! Nous remettons donc le rendez-vous à deux semaines plus tard puisque le weekend suivant, je serai absente pour le boulot. Je vous le donne dans le mille, il passe pendant mon absence et me laisse un mot pour me dire qu’il n’a pas pu me voir. No comment… Je rappelle (encore et à mes frais !) pour convenir encore d’un autre rendez-vous. Il doit passer un autre samedi après-midi et m’appelle à 10h ce jour-là pour me dire qu’il viendra à 16h. Très bien, j’ai le temps d’aller faire des courses et je prévois de rentrer à l’heure convenue. Il me rappellera à 14h pour me dire qu’il est devant ma porte !! Je me trouve à 30 minutes de voiture de chez moi ! Pour régler enfin le problème, je me dépêche de rentrer et ai encore perdu mon temps. Faut pas avoir faim, et surtout, avoir des nerfs d’acier !

 

 

 

Il y a deux mois, je quittais mon appartement en Allemagne, je récure tout (vous rappelez-vous les circonstances d’un cas similaire ?), je répare tout, tout est nickel et l’état des lieux de sortie se passe bien en anglais (mis à part qu’il est rédigé en Allemand) et je pars m’installer en Alsace. Quelques semaines plus tard, surprise ! On m’indique qu’on me rendra seulement 140 euros sur 1440 euros de caution (ca peut aller jusqu’à 3 mois de loyer en Allemagne, je ne suis pas riche au point de payer un tel loyer mensuel :)!!! Mise au point des charges de fin d’année (sauf que légalement celles de 2009 auraient du m’être demandées jusqu’à maximum juin 2010 et non pas maintenant et surtout pas calculées sur la totalité de 2009 ayant emménagé en juin 2009!) et que celles de 2010 ne devraient logiquement pas pouvoir m’etre demandées avant début 2011. Soit elles sont horriblement chères en Allemagne (ce serait bien possible, soit environ 800 euros pour 16 mois en addition de celles que je payais par mois…), soit on essaie de m’arnaquer. En tous les cas, les 2000 euros de réparations imposées, meme calculées au pro rata de mon séjour (soit environ 500 euros), ne devraient pas etre ! Si je veux essayer de revoir un jour la couleur de mon argent, je suis obligée de m’adresser à un avocat. Une rapide discussion avec un collègue allemand et visiblement, je me suis bien faite entuber parce que je suis étrangère et ne peux pas me défendre en Allemand seule si jamais il a mis un mot que je n’ai pas compris en signant l’état des lieux de sortie et en me l’expliquant autrement en anglais pour noyer le poisson.

 

Il y a deux mois aussi, j’achetais un jean noir effet « mouillé » de la marque Le Temps des Cerises (un peu comme certaines vestes d’une célèbre marque de vêtement anglaise pour la la chasse commençant par un B) dans un magasin rouge, bleu et blanc de la rue du raisin dans les rues piétonnes de Mulhouse, magasin ou j’avais l’habitude de me rendre lorsque j’habitais encore la région étant enfant. Le service a bien changé…

Je le porte une seule fois, le lave en suivant scrupuleusement les instructions de lavage avec une lessive liquide (d’où l’impossibilité de dépôts blanchâtres invoqués, les zéolites en étant habituellement la cause n’étant pas présents dans les lessives liquides et qui se seraient concentrés en amas rinçables de toutes façons - je reprécise que j’ai travaillé deux ans pour l’un des leaders mondiaux des détergents et sais comment laver au mieux diverses matières avec tous les types de lessives et produits détergents possibles et imaginables et ce qu’il ne faut pas faire). Le jean ressort « marbré » de zones délavées de haut en bas. Impossible de le porter sans passer pour le clodo du coin, complètement foutu. Un jean à 100 euros quand même…Je le rapporte au magasin pour leur signifier le problème, ils me disent qu’ils vont l’envoyer à la marque et me feront connaître la compensation. Je pars en déplacement plusieurs semaines, mon portable ne marche pas et je ne suis pas joignable par le vendeur (gérant ? peu importe, ce serait pire) qui n’observe pas la plus simple mesure de communication de base en me laissant un message pour que je puisse le rappeler. Ou mesure de politesse ? Oui, surtout quand lorsque vous pouvez enfin le rappeler, il ne vous répond même pas bonjour et vous agresse d’un « vous lavez vôt’ linge avec quoi, vous » dans un français des plus agréable (parce que non, vous, contrairement à lui, vous n’çtes pas aux 35 heures, vous avez un travail et ne pouvez pas passer vos journées à « chatter » avec vos « collègue-potos » pleins de piercings et dreadlocks dégueu (désolée mais sans être sectaire, je peux me faire a tout sauf certaines dégaines qui me paraissent un manque complet de respect (pour soi déjà vu le résultat, et surtout pour les autres en leur imposant une telle vision d’horreur) sur un air méga-cool-branché pour petits jeunes de 12 ans pendant vos heures de boulot et ne pouvez pas passer votre temps à vous occuper de vos problèmes de jeans, même si vous souhaitez être indemnisé). Nous continuons la conversation et vu le manque de professionnalisme de ce vendeur, je m’énerve –tout en restant polie, moi-car il m’aurait étonné que l’on ne me sorte pas que ma négligence était la seule responsable de l’état actuel de mon jean – toujours pas récupéré après maintenant 2 semaines écoulées suite à notre conversation et plus d’un mois et demi que je le leur ai déposé. Le comble sont les arguments « best-of connerie » et signant l’impolitesse de cet abruti (oui, là, je me lâche) :

- « vous ne portez pas toute la misère du monde sur vos épaules » => à qui s’adresse-t-il, je ne suis pas son « pote » de chambrée mais une cliente

- son argumentation s'est résumée à "c'est pour éviter ce genre de problème que ma copine et moi-même n’achetons pas ou rarement de jeans/pantalons noirs ou beau-marine" => jamais rencontré de tels soucis alors que j’ai des vêtements de toutes matières, certainement plus fragiles que du jean et de couleurs foncées ! Et pourquoi les vend-t-il alors ? Enfin, je me contrefous de sa vie privée !

J’ai contacté la marque directement : il s’en foutent, j’ai acheté ce jean dans un magasin indépendant et le service qualité de la marque n’aurait pas enregistré de réclamation. Ah bon ? Et la mienne ?? C’est pas grave, je ne suis pas « short » d’une centaine d’euros, hein ?

 

On est encore une fois dans le « je me fous de fournir de la qualité, si t’es pas content, quelqu’un d’autre s’adressera à nous de toutes façons ».

 

Samedi dernier, je me rends à Strasbourg et me gare dans une file de voiture. Mon pare-choc a le malheur de dépasser sur le passage piéton mais les roues n’empiètent pas dessus. Je paie mon stationnement à l’horodateur et deux heures après, je constate que 10 minutes à peine après mon arrivée, nos chers services de police qui n’ont visiblement rien d’autre d’utile à faire de leur temps et surement des carnets de contravention a finir de remplir (quotas de contravention oblige, dixit, deux proches dans ce métier...) avant le passage à 2011 m’ont laissé en cadeau une contravention de 35 euros !! Joyeux Noel !

 

Enfin, je paie le gaz pour que la chaudière me fournisse de l’eau chaude. Elle s’allume bien mais l’eau reste à peine tiède. Il m’a fallu rappeler 5 fois pendant 3 semaines la compagnie et attendre vainement qu’ils me fassent l’honneur de me rappeler pour que la 6ième fois, en demandant à la secrétaire si la personne en charge de mon dossier ne se fichait pas un peu de ma poire, elle me le passe finalement et qu’il me réponde « j’allais vous appeler ». Tu parles ! J’espère que demain, deux mois après avoir emménagé j’aurai enfin de l’eau chaude !

 

 

Cela paraît, mis à part les sommes incriminées, peu de choses, mais c’est épuisant.

 

Sinon, j’ai repris un abonnement Orange et ils n’ont pas (encore) trop merdé et je ne voyage pas avec Air France ni la SNCF en ce moment ! Tout va bien, je suis sauvée :))

Vu qu’en général, les années impaires ne me portent pas chance, voire l’inverse, je ne suis pas pressée d’entrer dans 2011.

 

Passez tous de bonnes fêtes. De notre part à tous les trois: Daisy et moi-même ainsi que notre nouvel amour, le petit Flamenko, 4 mois qui nous a rejoint il y a un mois:)

 

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